Spoiler : Nous ne sommes pas mieux que ceux qui nous agacent
- Maryline Bazin
- 29 juin
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 6 juil.
Ces matins sans élan, ce corps qui parle,
ce regard qui juge.
Et si ces signaux étaient une invitation ?
Vivez-vous une période où vous vous levez le matin sans élan, où vous faites votre travail parce que vous savez le faire mais sans réelle motivation, où vous regardez votre agenda et rien ne vous réjouit vraiment à l'avance ?
Où l'agacement est devenu votre état de base, où vous jugez facilement, où vous comparez votre vie à celle des autres avec cette pointe d'amertume qu'on préférerait ne pas ressentir ?
Où votre corps commence à parler à votre place : le cou raide, le dos qui lâche, cette fatigue qui ne part plus même après le week-end ?
Si c'est le cas, cet article est pour vous.
Cette petite voix en arrière-plan, au taquet
Elle ne se manifeste pas à voix haute. Elle est plus discrète que ça. Elle se glisse dans les pensées de la journée, cet agacement envers un collègue qui ne travaille pas comme on voudrait, cette façon de repérer immédiatement l'erreur de l'autre, cette tension en voiture pour un rien. On observe, on juge, on soupire intérieurement. Et quelque part on rêve d'une autre vie, d'une légèreté qu'on ne trouve plus, en se demandant pourquoi ça semble plus simple pour les autres.
"... qu'on préférerait faire taire en se disant
mais j'étais pas comme ça avant "
Il y a un moment, souvent difficile à dater, où cette prise de conscience arrive. On réalise que ce regard sur les autres, ce jugement permanent, cette fatigue intérieure n'ont pas toujours été là. Quelque chose a changé.
Pas brutalement, ni de façon évidente. Plutôt comme si on avait pris une direction à un carrefour et qu'au bout du chemin on se disait que ce n'était peut-être pas la bonne route.
Ce n'est pas un échec. À ce moment-là, c'était notre choix, et c'était juste pour ce qu'on vivait alors. Mais aujourd'hui quelque chose demande à être reconsidéré.

Et si la question venait de soi ?
À force de s'agacer des autres, des situations, de ce qui ne va pas autour de soi, la question finit par se retourner.
Et si ce que je cherche à l'extérieur disait quelque chose de ce qui se passe à l'intérieur ?
Pour ma part, j'ai eu cette prise de conscience il y a une dizaine d'années, un jour en me disant
"mais dis donc, ce que tu reproches aux autres, si tu balayais un peu devant ta porte ce ne serait pas du luxe." Ce n'était pas une accusation mais une ouverture.
Ce que nous ne supportons plus chez les autres pointe souvent vers quelque chose que nous ne nous autorisons pas, que nous avons mis de côté, ou que nous n'avons pas encore osé regarder.
Plus les signaux sont forts, plus la période demande à être écoutée
L'agacement, la jalousie, la plainte intérieure, toutes ces émotions ne surgissent pas par hasard.
Elles s'intensifient quand quelque chose en nous est prêt à évoluer mais ne sait pas encore comment. Plus elles sont présentes et persistantes, plus elles méritent d'être regardées, non pas pour s'en vouloir, mais pour comprendre ce qu'elles indiquent.

Le corps parle aussi. Un cou raide, un dos qui lâche, une fatigue qui résiste au repos, autant de façons que quelque chose cherche à se faire entendre quand les mots ne viennent pas encore.
Retrouver le chemin, pas revenir en arrière
Ce que ces signaux disent parfois, c'est quelque chose de plus fondamental. Je fais ce travail parce que je sais le faire, pas parce qu'il m'anime. Je suis à ma place sur le papier, mais en moi quelque chose dit non.
Cette voix, enfouie, à peine audible au départ, se fait entendre de plus en plus. Et on commence à se demander s'il n'y a pas autre chose pour soi.
C'est une transition. Et s'autoriser à faire le point, à écouter cette voix, à bouger les lignes, à se demander vers quoi on veut vraiment avancer, c'est peut-être le geste le plus juste qu'on puisse faire pour soi.
Parce que oui, on a le droit de trouver une voie qui nous donne envie de se lever le matin
A SUIVRE ...
Changez de voie n'est pas toujours la solution, si vous aimez ce que vous faites mais vous n'arrivez pas à vous y sentir vraiment à votre place, il y a quelque chose de plus subtil qui se joue et c'est précisément ce dont je parle dans le prochain article.




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