top of page
Rechercher

Ce qui nous protège peut parfois nous éteindre

  • Photo du rédacteur: Maryline Bazin
    Maryline Bazin
  • 20 mai
  • 4 min de lecture
la cage dorée ouverte

Comment s'éteint-on intérieurement sans vraiment sans rendre compte ?


Il y a des moments dans une vie où extérieurement, tout semble plutôt tenir debout.

Un travail. Une stabilité. Des responsabilités. Parfois même une certaine liberté.

Et pourtant…

Quelque chose ne tourne plus comme avant.

Pas forcément un énorme drame. Pas forcément un burn-out. Pas forcément l’envie de tout envoyer valser non plus ou du moins pas encore.


  • Plutôt quelque chose de plus diffus, une fatigue intérieure, un ennui qui revient souvent.

  • L’impression de fonctionner plus que de vivre. Comme si une partie de soi était restée coincée quelque part en route. Et le plus étrange, c’est qu’on peut ressentir ça dans une vie qui, sur le papier, paraît tout à fait “correcte”.


C’est souvent ce qui culpabilise le plus d’ailleurs.

Parce qu’on se dit : “ De quoi je me plains ? ” “ J’ai tout pour être bien. ” “ Il y a des gens qui vivent pire.

Alors on continue. On tient. On s’adapte encore un peu plus.


une femme qui songe devant son ordinateur

Ces choix de vie ont aussi une raison d'exister


C'est aussi ce qu'on appelle la cage dorée : quelque chose imposé de l’extérieur. Mais en réalité, c’est plus subtil que ça.

La plupart du temps, cette vie, on l’a aussi choisie.

Ou plutôt… elle nous a semblé être le choix le plus logique, le plus raisonnable, le plus sécurisant à un moment donné.

Faire des études sérieuses. Trouver un travail stable. Être autonome. Construire quelque chose de solide.

Et il n’y a rien de mauvais là-dedans.

Certaines de ces décisions nous ont même protégées. Elles nous ont permis de tenir debout, d’avancer, de nous sentir en sécurité, reconnues et légitimes.

Le problème, ce n’est pas forcément les choix qu’on a faits. C’est parfois de continuer à vivre dedans alors qu’intérieurement, quelque chose a changé.


Les chemins les mieux entretenus ne sont pas forcément ceux qui nous conviennent


un parcours jalonné

On grandit tous avec des modèles autour de nous, ce qui est valorisé, encouragé. Ce qu’il “vaut mieux” faire. Ce qui paraît raisonnable. Ce qui rassure.

Et souvent, on suit ces chemins sans même se demander si on les aime vraiment et non par faiblesse ou manque de personnalité.


Simplement parce qu’à ce moment là, on n’a pas toujours la prise de recul nécessaire, l’espace ou les repères pour se demander :“ Et moi… qu’est-ce qui me conviendrait réellement ?


Alors on avance dans des vies parfois très bien construites… mais pas forcément habitées.

Et puis un jour, quelque chose commence à coincer, parfois simplement parce qu'on se sent à l'étroit dans cette vie, quelque chose d'autres est en train de prendre de la place que l'on ne peut plus ignorer.


Toutes les cages ne sont pas fermées à clé


Il y a une image qui me vient.

Celle d’une mouche qui tape encore et encore contre une vitre fermée… alors qu’une autre fenêtre est ouverte juste à côté.

L’énergie est là et l’envie de sortir aussi mais le regard continue de chercher au même endroit.

Je crois que beaucoup d’entre nous fonctionnent comme ça pendant longtemps.

On essaye d’aller mieux à l’intérieur du même système de tenir plus fort, d'être plus raisonnable, de mieux s’organiser, de faire encore des efforts.

Alors que parfois, ce n’est pas d’efforts supplémentaires dont on a besoin juste d’un déplacement du regard.

un point de vue différent

Parce que certaines portes ne sont pas verrouillées. Elles sont juste restées fermées par habitude, par peur aussi.

Peur de perdre un équilibre, une sécurité, une image de soi.

Et cette peur est profondément humaine.


Le but n’est pas de tout quitter


Je crois qu’il y a aujourd’hui une autre forme d’injonction qui fatigue beaucoup de personnes.

L’idée qu’il faudrait absolument “oser”, “changer de vie”, “sortir de sa zone de confort”, “tout plaquer”.

Comme si rester était forcément un échec, ralentir une faiblesse. Comme si faire carrière était plus respectable que d’avoir envie d’une vie simple. Ou l’inverse d’ailleurs.


Le sujet ici n’est pas tant de rentrer dans un nouveau modèle plus moderne ou plus acceptable, mais plutôt de pouvoir se regarder honnêtement et se demander :

Qu’est-ce qui me correspond vraiment aujourd’hui ?

Pas ce qu’il faudrait vouloir. Pas ce qui impressionne. Pas ce qui rassure les autres.

Juste… ce qui est vivant pour soi.


Remettre du mouvement, doucement


Le premier mouvement n’a pas besoin d'être spectaculaire.

Ce n’est pas démissionner, partir vivre à l’autre bout du monde. Ce n’est même pas forcément prendre une décision.

Parfois, c’est simplement commencer à s’autoriser certaines questions.

Reconnaître qu’on n’est plus complètement à sa place dans certains fonctionnements. Voir ce qu’on est prête à déplacer mais aussi ce qu’on n’est pas prête à lâcher.

On avance à partir de là, de manière plus écologique avec soi-même. C'est à dire

avec son rythme, ses peurs, ses besoins de sécurité et aussi ses élans.


Il ne s'agit pas ici de devenir quelqu’un d’autre. Mais au contraire de revenir à soi.

C’est arrêter progressivement de vivre uniquement à l’intérieur de ce qui nous semblait raisonnable… pour commencer à regarder ce qui nous correspond réellement.

une nouvelle journée

Mettre des mots sur ce que l’on ressent est parfois déjà une manière de remettre du mouvement.



Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page