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Ne plus chercher à plaire, et plaire pour de vrai ! oui, ça bouscule. Et alors ?

  • Photo du rédacteur: Maryline Bazin
    Maryline Bazin
  • 15 juil.
  • 3 min de lecture


On commence toujours avec les meilleures intentions,

et un jour on se réveille épuisée.


On commence toujours avec les meilleures intentions.


" On veut aider, contribuer, être là pour les autres. Et puis, petit à petit, quelque chose se grippe. "


Et un jour on réalise qu'on est épuisée, agacée, et qu'on ne sait plus très bien comment on en est arrivée là.


I

Le paradoxe de vouloir bien faire


Quand on dit toujours oui, quand on aide sans compter, on croit que c'est par générosité. C'est vrai au départ. Mais il y a souvent autre chose derrière comme un besoin de reconnaissance, d'être appréciée, de se sentir utile et donc légitime.


L'autre ne le fait pas exprès, mais il prend ce qu'on lui donne. Et on se retrouve vite dans cet engrenage : " demande lui, elle va te faire ça en trois temps trois mouvements." Au début ça flatte. À force, ça épuise.


Et comme on n'a pas su dire non à temps, c'est l'agacement qui finit par parler à notre place. Les autres ne comprennent pas. On ne se comprend plus soi-même.











" Les autres ne nous comprennent pas. Et on ne se comprend plus soi-même. "







II

Ces petites choses qu'on ne s'autorise pas


Ce n'est pas seulement le oui qu'on n'arrive pas à transformer en non. C'est aussi l'idée qu'on ne propose pas parce qu'on se demande qui on est pour suggérer quelque chose.


La critique constructive qu'on ravale parce qu'on a peur qu'elle soit mal prise, alors on juge en silence plutôt que de dire simplement les choses. C'est peut-être aussi, ce déjeuner qu'on accepte sans oser dire qu'on a juste envie d'être tranquille. Ou celui qu'on ne propose pas en se disant que de toute façon si les autres avaient envie ils l'auraient fait.


Derrière tout ça, il y a la même chose : la peur du rejet. Et cette peur nous éloigne de nous-mêmes bien plus sûrement que le regard des autres.


Ce n'est pas une guerre, c'est un rééquilibrage.



Ciseaux dorés coupant un fil blanc tendu sur fond beige minimaliste.

III

Oui, ça bouscule — et c'est normal


Quand on commence à s'autoriser à être soi, à dire non, à proposer, à poser ses limites, souvent l'entourage réagit. Parfois avec bienveillance, parfois pas.


" Mais qu'est-ce qu'elle a en ce moment ? " " Elle fait sa crise d'ado ?"


Ces remarques arrivent, plus ou moins désagréables, et elles font mal parce qu'on ne cherche pas à faire du mal, on cherche juste à être droite dans ses baskets.


Travailler son écologie intérieure, c'est justement traverser cette période plus doucement. Comprendre ce qui se joue, savoir gérer ces réactions sans les prendre pour soi, sans reculer.



IV

Ce qui s'ouvre de l'autre côté


Quand on se montre vraiment, les choses bougent. Certaines personnes s'éloignent et c'est ok. D'autres arrivent qui nous correspondent mieux.


Des opportunités s'ouvrent que l'on n'aurait pas vues avant parce qu'on était trop occupée à gérer l'image qu'on donnait. Une vie qui demande moins d'énergie à maintenir et qui en redonne naturellement.


Ce n'est pas parce qu'on arrête de chercher à plaire qu'on déplaît. C'est souvent là, précisément, que commence quelque chose de plus juste.



C'est ce sur quoi porte un accompagnement en coaching : traverser cette période de rééquilibrage sans se perdre, comprendre ce qui se joue dans ses relations et avancer vers une vie plus en cohérence avec soi.


Parce que OUI,

on a le droit

et même le devoir vis à à vis de nous-même,

de se montrer comme on est.



A LIRE AUSSI


Ce mouvement de rééquilibrage commence souvent par une question plus discrète : j'aime ce que je fais, alors pourquoi ça coince ? J'en parle dans l'article précedent.



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